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Témoignages d'étudiants partis à l'étranger
Un échange d'un an à l'étranger peut peut-être paraître long, mais pour ma part, ce fut tout le contraire. C'était une nouvelle vie, une nouvelle culture à découvrir, de nouvelles personnes à rencontrer, des idées et expériences à échanger. Les cours suivis ici étaient très intéressants mais à la fois très différents de l'enseignement qu'on peut avoir en France avec beaucoup plus de travail personnel et de recherches, des articles à écrire... J'ai trouvé cette méthode de travail très enrichissante car l'étudiant se sent mieux impliqué dans son domaine d'étude. Au Brésil, l'université est un autre rythme de vie ! La plupart de mes cours se déroulaient le soir car la plupart des étudiants travaillent la journée afin de pouvoir financer leurs études.
Cet échange m'a permis d'apprendre une autre langue. Je sais que beaucoup d'étudiants voulant faire un échange avec le Brésil se freinent et s'interrogent énormément sur le problème de la langue. Il est vrai que mes premiers jours ici ont été difficiles du point de vue de la compréhension, et de l'expression ; mais le portugais est une langue que l'on peut maîtriser très rapidement. Il est vrai que la culture brésilienne est bien différente de la notre.
Mais je pense que c'est cela qui rend une expérience à l'étranger aussi enrichissante. Ce que j'ai remarqué au Brésil plus particulièrement, c'est l'accueil des brésiliens : ce sont vraiment des personnes très chaleureuses et heureuses de vivre ! Cela m'a beaucoup apporté personnellement : j'ai appris à m'ouvrir plus sur les gens. J'espère par ces quelques mots vous avoir fait part de mon expérience au Brésil. Je tenais également à dire à tous les étudiants qui souhaitent faire un échange universitaire... de foncer ! Vivre un an à l'étranger reste une expérience unique, et nous apprend beaucoup sur le plan professionnel mais aussi personnel.
Audrey COULLET, Master 2 Finance d'Entreprise et des Marchés, Université Fédérale du Minas Gerais, Belo Horizonte, Brésil, 2005-2006, aujourd'hui Contrôleur Financier à Oslo, Suède
Le fait d'être immergée dans une culture complètement différente de la notre, de devoir accepter un mode de vie différent, des manières de faire et de penser souvent opposées à ce que l'on a l´habitude de voir en Europe, est une expérience très riche, qui permet d'évoluer, de remettre nos habitudes en question et d'être plus ouvert aux autres. Concernant les cours ici : D'une manière générale, le travail avec des professionnels, qui présentent des exemples concrets, est très enrichissant : la plupart des élèves inscrits en MBA à UNIFACS travaillent dans de petites ou moyennes structures et ont une bonne vision de l'entreprise dans sa globalité. Apprentissage de la réalité brésilienne, des problèmes rencontrés ici. (Logistique, lois brésiliennes, position des entreprises dans un contexte international...) ; une grande créativité est nécessaire pour travailler avec des moyens plus réduits.
A l'université : travail dans un environnement calme. Beaucoup de communication, d'écoute, de spontanéité. Grande liberté d'expression. Grande créativité dans les travaux de groupe. Débats très intéressants, qui permettent de partager les idées, de bien assimiler le cours, et de résoudre des problèmes concrets. Salvador, par son passé colonial, a une culture très riche et diversifiée : un mélange des cultures africaine, indienne et portugaise, que ce soit au niveau de la religion, de la musique, des arts, de la cuisine... . Ceci permet une grande créativité. La réalité ici est beaucoup plus dure qu'en France (travail des enfants, conditions de vie très difficiles pour la plupart des habitants : santé, éducation,...), mais les gens ont le sourire. La société bahianaise est pour moi un exemple de solidarité et d'entraide. Le cadre est magnifique : les paysages, le soleil, la plage (et oui...). Un conseil ? Allez-y !!!
Aurélie DUPASSIEUX, Master 2 Manager International (CAAE) à UNIFACS, Salvador de Bahia, Brésil 2005-2006
Pourquoi le Danemark ? Les préjugés à l'encontre de ce "petit pays, où il fait froid et dont on n'entend jamais parler" sont malheureusement nombreux et pèsent parfois lourd face à des destinations comme l'Espagne ou le Brésil...Et pourtant...! Dès que je suis arrivée à Odense, je me suis dit que j'allais vraiment aimer ce pays et que cette année allait être une des meilleures de mon parcours universitaire.
L'organisation danoise facilite beaucoup les choses. Il y a le système des « buddy » : chaque étudiant étranger se voit attribuer un parrain ou marraine, c'est à dire un étudiant danois volontaire, qui lui sert de guide les premiers jours, afin d'aider l'étudiant étranger avec tout ce qui concerne l'installation et les formalités administratives. L'université est très grande et moderne. Les étudiants en DUMI peuvent choisir les cours qu'ils souhaitent parmi les cours proposés dans l' « International Graduate Programme ».
Les cours sont bien sûr donnés en anglais. Les sujets vont de l'économie à la stratégie, au marketing, en passant par l'organisation, le supply chain management ou les ressources humaines. Au Danemark, la méthode de travail est très différente de la France.
En effet, la transmission du savoir se fait à 80% par la lecture d'articles académiques et la quantité de lecture est très importante Les professeurs sont très proches des élèves et on s'appelle par son prénom. Les examens consistent soit en un écrit de 5h, soit un oral, qui peuvent être couplés à un projet réalisé durant le semestre en groupe ou individuellement. Toutes les nationalités d'Europe sont représentées, ainsi que les Etats-Unis, le Mexique, la Chine.
Avec une majorité d'Espagnols, Français, Grecs, Italiens, Roumains et Polonais. Mixage culturel garanti ! L'ambiance est incontestablement très sympathique et festive. Les opportunités de tester la bière locale sont donc plus que nombreuses...Cette année a été exceptionnelle et riche en rencontres et découvertes.
Ingrid MAZILLI, DUMI à Odense, Danemark 2005-2006
Partir en échange universitaire en Chine grâce à l'IAE de Grenoble a été la meilleure décision de ma vie. C'est effrayant de partir si loin, on se dit qu'on ne pourra pas revenir au premier coup de blues. Mais en réalité la vie est tellement intense qu'on n'a pas le temps d'avoir le blues. En plus on part avec des « compatriotes » qui seront là pour nous comprendre en cas de besoin. Grâce à ce programme, j'ai pu vivre une expérience interculturelle au sein d'une école internationale, réunissant des étudiants venus des 4 coins du monde. J'ai pu développer des bases de mandarin et surtout pratiquer mon anglais. Par la suite, j'ai eu la possibilité d'effectuer un stage dans une société française importante, à une fonction difficilement accessible en stage (Chef de Produit Junior). Je reste convaincue qu'en France, je n'aurais pas pu rencontrer cette opportunité. Vivre un an à l'étranger m'a permis de développer mon autonomie et mon ouverture. Avoir surmonté des difficultés au quotidien me permet aujourd'hui de relativiser les problèmes que je peux rencontrer. Cette expérience m'a enrichie au-delà de mes espérances, autant d'un point de vue personnel que professionnel.
Aujourd'hui, j'aborde l'avenir avec plus de confiance.
Linda KEM, M2 Marketing Quantitatif en 2 ans, Shanghai Institute of Foreign Trade, Chine 2007/2008
Ce séjour fut une expérience inoubliable. Il s'agit d'une superbe opportunité, qui permet la découverte d'une nouvelle culture, de nouvelles personnes, et qui au final permet d'élargir ses horizons. C'est avec grands regrets que je suis rentré en France et c'est avec hâte que je souhaite repartir. J'ai toujours voulu vivre et travailler dans un milieu anglo-saxon et ce séjour m'a confirmé ce désir. Une des principales erreurs à éviter pour moi est de rester entre Français. Même si cela peut paraître difficile au début, pour mieux intégrer le pays d'accueil et pour que l'expérience soit la plus bénéfique possible, il vaut mieux rencontrer le plus de natifs possible.
Stéphane DOUCET, M2 Ingéniérie Marketing à Ryerson University, Toronto, Canada (Programme ORA) 2007-2008
Je dirai que globalement mon séjour a été très enrichissant au niveau personnel mais surtout professionnel. Avant mon départ pour l'Université de Twente (UT), je n'avais pas réellement eu d'expérience étudiante à l'étranger même si j'avais déjà beaucoup voyagé auparavant. Au cours de mon semestre à Enschede, j'ai réalisé que j'avais des opportunités de travail ici puisque l'anglais est couramment utilisé dans les entreprises néerlandaises. J'ai donc recherché mon stage de fin d'études a l'aide de l'association Integrand. Après deux entretiens (en anglais bien sûr) j'ai été acceptée pour un stage chez Nxp Semiconductors, filiale de Philips.
En bref, mes projets professionnels ont évolué tout au long du séjour et je suis décidée à chercher mon premier job en Europe. L'enseignement hollandais est plus axé sur le travail individuel des étudiants que sur la quantité de cours suivis, le contrôle continu est parfois pris en compte pour les travaux de groupe mais les notes des examens finaux sont les plus importantes. Du fait de la faible fréquence des cours, la concentration des élèves est au plus haut et l'interaction professeur élèves est courante pour les cours non techniques comme Information System for Financial Service Industry ou E-Strategizing. Je conseillerais aux futurs Erasmus de vivre dans une résidence universitaire avec d'autres internationaux (ex : résidence Matenweg), l'ambiance est très agréable et vous serez sûrs d'améliorer votre anglais. Au niveau personnel, j'ai été ravie de découvrir la culture hollandaise et des étudiants de tous horizons.
Ursula GRIMALDO BUSTAMANTE, Master 2 MSIO en semestre d'échange dans le Master 2 BIT (Business Information Technology) à l'Université de Twente (Pays-Bas)


